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mercredi 18 mars 2009

Faithinlove : Une lesbienne qui fait trembler la Tunisie


Tunisie Homophobe

Elle fait partie de moi cette Faithinlove, un destin, un chemin, une femme forte, une lesbienne qui ne sait pas conjuguer le verbe « se taire » ; elle me pousse ; elle me vole les mots et elle écrit ce que je n’ose pas dire, et elle dévoile ce que je n’ose pas divulguer. Elle me hante, et je l’aime autant que je la déteste ; et elle me quitte parfois, et elle me manque toujours; et je la supplie de revenir, de revisiter mon âme perdue qui pleure la solitude chaque nuit ; et elle revient, et je me jette entre ses bras, et je pleure, et je badine ; puis je m’ennuie et je la renvoie ; elle part à nouveau, et puis elle me manque…

Faithinlove, une lesbienne si fière, dans un pays peu fier, dans une Tunisie qui prétend être libre et se voile la face, et porte le voile, et sort et parle et fume, et baise, et vole, et confisque, et arrête, et censure, et prie Allah, le tout puissant, dans les mosquées de Kairouan ou de Tunis… Une Tunisie si lâche, et une Faithinlove si fière ; une Tunisie qui parle au nom de dieu, et pointe du doigt le Haram, et le Iib ; et une Faithinlove qui parle au nom de l’amour, et qui rallie ce monde à une seule pensée et un seul sentiment « aimer l’autre »…

Ma Faithinlove est si grande et ma Tunisie, celle que j’aime plus que tout, est si petite dû à l’imbécillité de ses hommes, et sa mentalité pourrie. Ma Faithinlove est liberté, et ma Tunisie est servitude ; ma Faithinlove est Faith avec un peu de couleurs arc-en-ciel, et ma Tunisie est Ben Ali avec un peu d’ignorance et d’intolérance…

Faithinlove, mon amour, mon espoir, une voix qui parle et qui ne se tait jamais ; elle vient ; elle me visite tard le soir ; elle allume toute les bougies et me chuchote : «Un jour, tu verras cette arc-en-ciel au plein milieu du ciel ; tu verras la liberté défiler une armée plus puissante que l’armée ; tu verras l’amour émerger du fond de cette Méditerranée et triompher ; une jour Faithinlove triomphera »…

-Faithinlove-

lundi 16 mars 2009

Un petit moineau errant


Je ferme mes yeux et j’aperçois son image si vivace ; elle est là ; elle me regarde ; elle me sourit ; elle s’approche et je m’éloigne ; je laisse ma fantaisie derrière et je reviens à ce monde, le réel, l’existant ; je reviens à mon café ; je bois ce qui reste à petit coups comme j’ai bu l’amertume le long de ma vie. C’était un long chemin truffé de déceptions, de bons moments, et les bons moments n’étaient q’un petit morceau de sucre qui venait alléger le chagrin quotidien.

J’ouvre mon journal ; il est illisible ; ici dans ce pays, on adore créer une langue à partir de la langue, et à la fin on a notre propre Arabe, notre propre Français, notre propre Anglais. Avec une touche locale, une langue devient autre ; un journal devient illisible, et nous, on devient un peu ridicule, un peu stupide, mais on reste absolument Tunisien. La fantaisie m’envahit à nouveau et je plonge dans le fictif… Elle revient, si belle comme elle l’a toujours été ; elle revient un sourire, et un regard ; elle revient ; elle me touche la main et je plonge d’avantage dans une chimère succulente. La fantaisie m’emporte de plus en plus loin, au-delà des nuages, ailleurs ; je savoure l’utopique ; elle est là, un sourire et un regard, un effleurement qui ramène mon cœur à la vie.

Une chute fatale ; je reviens au monde réel, et elle part ; le téléphone sonne ; quelqu’un frappe à la porte ; mon voisin hurle comme un dingue ; la tasse de café tombe par terre ; je me lève ; je frotte les yeux ; je redeviens aveugle et je n’arrive plus à l’apercevoir ; je me dirige vers la salle de bain ; je me lave le visage ; je referme mes yeux ; j’attends qu’elle revient, mais hélas… Depuis toujours, elle vient et elle part ; elle dessine un sourire et efface un éclat ; elle allume un feu et étrangle une lueur ; elle vient et elle part ; je l’attends comme une enfant qui s’obstine à attendre, à valser en cercle ; et à répéter le même poème ; un poème que je retiens depuis toujours ; que j’ai appris par cœur sur le rythme de chaque battement de cœur…

Le monde réel est si laid ; il ressemble à l’image de mon grand-père ; un vieillard, un patriarche qui se prend pour un roi et un divin et qui impose et qui inflige. Mon grand-père se penche toujours à droite ; il adore les lignes droites et les chemins droits et il voulait m’inculquer les pensées de la droite en espérant que je trouve le chemin droit. L’odeur du jasmin se lève ; une odeur qui revient et qui ramène mon grand-père à la vie. Il est assis sur une chaise en bois avec le livre sacré entre ses mains ; il me demande de réciter une Sourat ; je tremble de peur et je fixe sa main droite ; je récite ; le premier verset, le deuxième ; une erreur, un trou de mémoire ; il lève sa main droite et me gifle violemment…

Je reviens au présent ; tout est rangé à gauche ; je me penche à gauche, maladroite, embarrassée, timide, balourde, engourdie, simplement gauche. Et elle… elle vient pour partir, et revient pour repartir ; elle me laisse suspendue entre réel et fictif, entre vrai et faux, entre deux, entre passé et présent… et je ne fais que attendre ses visites surprises, des moments d’évasion… et je m’envole comme un petit moineau et je survole le monde et je m’élève, un si petit moineau qui vise le soleil, qui aime se brûler les plumes, et se transformer en un nuage de cendre.

(J’ai perdu ma muse… On m’a dit qu’elle ne reviendra jamais… Un con a dit qu’elle ne reviendra jamais ; peut-être parce qu’il voulais tant qu’elle ne reviennent jamais…)

-Faithinlove-

vendredi 13 mars 2009

Miboun, mibouna, tésha, Yarhem Ammi


La crise du terme « homosexualité » en Tunisie
Ignorance puis ignorance

Dans chaque société, la langue subit une transformation ; elle s’enrichit parfois ; elle s’appauvrit parfois. La langue, un outil d’échange qui reproduit la culture majoritaire dominante (non pas la nature) et la corrobore, se fonde, avant et lors de la transmutation, sur les éléments de la structure générale éminente. Ainsi cette mutation, au niveau du dialecte ou de la langue, n’est, en vérité, qu’une mutation culturelle : une réaction culturelle, une position culturelle, etc…

La langue, le dialecte, le vocabulaire ne sont ainsi qu’un simple outil qui sert à renforcer la structure culturelle générale, voire une matraque du fameux policier (société) qui se manifeste en Tunisie comme (Hétérosexuel, musulman, francophone, teint clair) (lire M. Foucault)… Chaque jour en Tunisie, on est témoin à l’apparition de nouvelles expressions, ou à la corruption d’anciennes expressions (des nouveaux termes apparaissent, des anciens termes subissent un changement, les définitions deviennent multiples, l’emploi des termes se complique…) Ici, j’aimerai bien commenter cette transmutation linguistique : une transmutation qui est généralement vulgaire, peut-être une transmutation qui reflète la répression, la défaillance, et l’ignorance au sein desquelles le peuple Tunisien évolue.

L’ « homosexualité » (chèth, miboun, mibouna, tésha, Yarhem Ammi, Kariouka etc…)

Il y a sûrement d’autres termes, employés hors de la région du grand Tunis, d’autre termes que je ne connais pas ; et parfois ça me semble burlesque de savoir qu’il y a des appellations de l’homosexualité (Lesbiennes et Gays) qui m’échappent. Ces termes, qui sont considérés comme outrageux et discriminatoires, sont employés ouvertement pour désigner des membres de notre communauté ou insulter des hétérosexuels (une injure ultime dans ce cas)…

Chéth : marginal, au-dehors de la norme, est un terme qui est rarement utilisé pour désigner l’homosexualité ; il est récurrent dans les discours officiels, et fait partie du langage formel puisque il dérive de la langue Arabe Classique.

Mibouna: Un terme utilisé en Tunisie pour désigner les lesbiennes ; ce terme est discriminatoire et injurieux. Mibouna comme appellation peut surpasser sa définition et être employé, par conséquent, pour désigner n’importe quelle fille (même hétéro) qui a une conduite odieuse d'après la société.

Miboun, Tésha, Yarhem Ammi, Kariouka : Ces termes sont utilisés pour désigner les gays, et supposent que tout les homosexuels (hommes) sont maniérés (des femmelettes)- un cliché. Ces termes sont discriminatoires et injurieux.

Défaillance Linguistique ou Ignorance:

Parmi ces injures qui visent l’homosexualité, on ne remarque l’absence de précisions ou de classifications liés à l’orientation sexuelle, et on sait, en même temps, que notre communauté LGBT n’est pas faite exclusivement de Lesbiennes et de gays. Ainsi, on remarque qu’il n y a pas des injures qui visent les bisexuels, et les transsexuels : Cela est dû à l’ignorance de la masse, une masse qui ne différentie pas entre un homosexuel, un bisexuel, un transsexuel, et la nouvelle catégorie : Hétéro-bi, Hétéro-Homo (Une catégorie qui inclus des hétérosexuels sures de leur appartenance mais qui pratiquent l’homosexualité afin d’assouvir des besoins sexuels sans courir les risques de la grossesse, la blâme de la société qui soupçonne toute relation homme/femme avant les liens du mariage, etc… Un bon nombre d’entre eux pratique l’homosexualité en prétendant que c’est la nouvelle fashion, l’unique façon d’assouvir ses désirs loin des soupçons de la société).

Résistance : Comment résister à la langue et ses transmutations :

La résistance, une réaction à une oppression, peut prendre différente formes : la résistance peut prendre la forme de protestations, d'assaut, etc… Mais la résistance peut être aussi une résistance linguistique. Dans ce cas, la réaction est purement linguistique…

Le Modèle d’Audré Lorde :

On peut prendre le modèle d’Audré Lorde, poète féministe et militante lesbienne noire ; A. Lorde suppose que « parler, s’exprimer, et retrouver son passé et son héritage (héritage et culture homosexuelle qui ont été « silencer » par la société et le fameux modèle dominant) sont les meilleures façon de résister.

Personnellement, j’approuve ce modèle de résistance, mais je considère, en même temps, qu’une résistance pareille n’est pas suffisante au sein de la société Tunisienne parce qu’on nous donne pas droit à des plateformes d’expression dans un pays qui se dit et se montre à l’échelle internationale comme étant un pays de libertés.

Un mot pour un mot :

Résister linguistiquement peut signifier aussi répondre à l’insulte par une insulte. Mais une résistance pareille n’aboutira qu’à la dégradation linguistique et à une animosité plus signifiante que celle dont on est témoin. Une résistance pareille peut aussi montrer qu’on est capable de faire face, et qu’on n’a pas peur de la « société-policier ». A la fin, on peut conclure que cette résistance est exactement comme une arme tranchante qui peut blesser l’autre mais qui nous blessera sûrement si on n’arrive pas à la bien manipuler.

Absorber les mots :

Je considère celle-là comme une résistance linguistique très intelligente et sagace. Absorber les mots, veut dire absorber les insultes, les accepter et les transformer en une fierté, un titre qui montre à la fois notre souffrance, la haine de l’autre, notre détermination à continuer un chemin semé d’épines : « Ena mibouna, mes amis sont mwabna, Kriouka, tchech, Yarhem Ammi, etc… et on vit dans un monde différent, dans un « Tish-Tish Land » au couleurs de l’arc-en-ciel… Un monde de résistance, de partage, de différences, de conflits, de souffrances, un monde de couleurs… »

Vive l’Homosexualité, Vive la Tish-Tish Land !!!

-Faithinlove-

dimanche 4 janvier 2009

Ce qu’il ne faut pas dire


Je suis une femme, et j’aime une femme

C’était en hiver, une nuit si glaciale ; il pleuvait fort dehors et j’étais entrain de dessiner quelque chose sur la vitre de la fenêtre ; j’étais si bonne en dessin, mais je ne faisais que reproduire ce que je voyais ; réaliste, j’étais, enfant aussi, j’étais.

Quatorze misères j’avais, une enfance dure, une rage au ventre, et une envie exorbitante de s’exprimer, de parler, de dire « ce qu’il ne faut jamais dire ». On m’a appris à mâcher les mots, les mastiquer et les dévorer ; mon père connaissait très bien la censure ; ma mère aussi ; ils m’ont élevé sur les genoux de la contrainte, la réprimande, et le silence. Mon cher papa disait que notre pays est si petit dans sa liberté, si grand dans son aphasie; et mon cher papa m’aimait fort, si fort ; cet amour lui sautait des yeux, des yeux qui pleuraient que pour moi : une façon de s’exprimer peut-être, de dire je t’aime !

C’était en hiver, une nuit si glaciale ; il pleuvait fort dehors et j’étais entrain de dessiner quelque chose sur la vitre de la fenêtre ; j’étais si bonne en dessin, mais je ne faisais que reproduire ce que je voyais ; réaliste, j’étais, enfant aussi, j’étais.

Délicatement, elle s’est approchée, et finement, elle m’a caressé les cheveux ; elle adorait me cajoler et j’adorais la regarder ; je voyais en en elle « la Femme » ; enfin, elle était vingt-cinq misères plus âgée que moi. Chaque fois qu’elle m’approchait, je sentais que l’amour me sautait des yeux, des yeux qui pleuraient que pour elle : une façon de s’exprimer peut-être, de dire je t’aime !

Ce jour-là, elle était si douce comme la dernière gorgée de vin ; elle m’a prise par la main et elle m’a demandé de l’accompagner, de la suivre et je n’ai fait que la suivre, suivre ses pas, suivre mon cœur, et suivre ma destinée. Dans un grand salon, on étaient toutes les deux, pour la première fois seules ; je savais si bien qu’elle ne me voulait pas du mal, qu’elle voulait juste savoir si son intuition était juste ou pas ; elle voulait me découvrir, et je ne voulais que pleurer entre ses bras pendant un bref moment éphémère.

Elle : « Tes regards ? »
Ma stupidité : « C’est innocent.. »
Elle : « Je sais très bien que c’est innocent, mais tes regards me traversent comme une flèche… Tu connais l’histoire de Cupidon ? »
Ma stupidité : « Oui, bien sure que je connais ; je l’ai même vu, Cupidon, sur une carte postale l’autre jour »
Un fou rire …
Elle : « Parfois je me sens stupide, et je réagis comme une aliénée, mais bon…Je parlais d’un autre Cupidon, la mythologie grecque… Il faut lire Imen, il faut lire… »
Un moment de silence étouffant…
Elle : « Tu aimes à satiété la poésie ; cette littérature Arabe classique. J’ai plein de bouquins et je voudrai bien t’offrir quelques-uns… Mais je sens que cet amour cache un mystère, un autre amour peut-être… En un amour, on trouve de multiples amours, une infinité… »
Ma stupidité : « J’aime les mots, les images, lire entre les lignes, et rêver… J’aime le silence bruyant du livre, lire et écrire « ce qu’il ne faut jamais dire »… »
Elle : « Et qu’est ce que c’est que ce « ce qu’il ne faut jamais dire » ? »
Ma stupidité : « il ne faut jamais le dire ».
Elle : « Tu peux l’écrire dans ce cas ».
Ma stupidité : « Je commence à apprendre, et parfois je me dis que jamais j’arriverai à écrire, enfin écrire bien… »
Elle : « Tu écris bien, si bien à ton âge… J’adore te lire, et je sais que tu as du talent… Je suis sure qu’un jour je deviendrai un de tes personnages et je veux bien que tu prennes soin de moi sur la feuille. Rends-moi belle, superbe, magnifique. Rends moi Femme sur du papier ; fais de moi un ange ou un démon, une vérité ou une fiction, rends-moi Femme… »
Ma stupidité : « Mais vous êtes déjà Femme, belle, superbe et magnifique… »
Elle : « J’ai envie de te prendre entre mes bras, de te serrer fort, et de te dire « ce qu’il ne faut pas dire » ; j’ai envie de t’embrasser, mais je n’ai pas le droit de le faire ; je ne peux pas le faire … »
Ma stupidité : « Moi aussi j’ai envie de vous dire « ce qu’il ne faut pas dire », mais je préfère prendre mon silence entre mes bras et l’embrasser… »
Elle : « Tes regards ? »
Ma stupidité : « Du feu, un incendie, un interdit, un sacrilège… »
Elle : « Mes regards aussi… »
Ma stupidité : « Du feu, un incendie, un interdit, un sacrilège… »
Elle : « Que ce feu brûle à jamais… Qu’il t’emporte comme il m’emporte… Que l’enfer soit le notre… Tu n’as pas peur de l’enfer ? »
Ma stupidité : « Je ne crois pas qu’il y a un enfer plus monstrueux que mon enfer… J’ai toujours aimé le feu, les incendies, et les sacrilèges… Dieu me créa ; dieu créa mon feu, mes incendies et mes sacrilèges… Un péché, je suis née, un péché je demeurerai… »
Elle : « Tes regards, et mes regards, du feu qui revivifie du feu ; et demain je vais partir, et tes regards demeureront si vifs comme du feu ; et elle brûlera, celle qui viendra ; et elle t’embrasera ; tu m’oubliera ; je serai qu’un incendie distant, un passé… »
Ma stupidité : « Je ne veux même pas réfléchir à votre départ, au futur qui sera passé, et au passé qui sera futur ; je ne veux pas réfléchir aux misères ; vos mots me sont si amères ; et je ne supporte pas le goût de ce mot : « partir », où, pourquoi, quand…. »
Elle : « Tu feras ton chemin ; t’es forte ; tu me dessineras sur une vitre ; ou tu me poseras comme un baiser sur une feuille ; je ferai mon chemin, et je souhaiterai te revoir, plus grande, plus forte, plus femme ; je souhaiterai te revoir de loin ; je n’aimerai guère que t’aperçois les dessins de l’age sur mon visage… »
Ma stupidité : « Les regards, du feu ; je sentirai ce feu même de loin… »
Elle : « J’ai un pressentiment… »
Silence amer…
Elle : « Tu diras un jour « ce qu’il ne faut pas dire » ; tu le feras… Tu dévoreras tes misères, et tu les ressortiras… Tu déshabilleras tous les mensonges, et tu les habilleras à ton goût… Tu voleras mon silence, leurs silences et tu le transformeras en clameur… Tu créeras ton pays ; tu combattras pour accéder à la liberté, et la souveraineté de ta nation ; et ton combat, en lui-même, sera ton indépendance et ton pouvoir, un premier pas sûrement, mais pas le dernier certainement… »
Ma stupidité : « Je ne comprend pas… »
Elle : « Tu comprendras… »
Ma stupidité : « je… »
Elle : « Chut, ne dis pas « ce qu’il ne faut pas dire » ; c’est encore tôt ! Pleure ! Comme je pleure… C’est une façon de s’exprimer, de dire « ce qu’il ne faut pas dire »… »

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Treize misères après, me voilà ! Je suis rien, si frêle et pas du tout forte… Me voilà, mélancolique et affaiblie… Entre un mot et un mot, je voyage ; et je n’arrive même pas à composer une phrase ; je pense à elle, parfois…. Une Femme, si belle, si superbe, si magnifique… Je me rappelle de son parfum, ses mots, ses gestes, et ses câlins… En ce jour, si mes comptes sont bons, elle fête sa cinquante-deuxième misère… Je l’ai aimé, et je l’aime encore… Je l’aime…

-Faithinlove-

samedi 27 décembre 2008

Pour Ma Femme


Dans la lumière, je t’aimerai !

La fatigue nous consomme parfois, et parfois on consomme la fatigue et on persiste, et on continu, et on veille et on rêve ; et ce soir, je rêve de toi ; je rêve de ton sourire qui me pose mille question puis se pose sur mes lèvres pour faire sa pause, pour s’allonger un peu, et oublier la fatigue.

« Roméo, pourquoi es-tu Roméo ? » et « Juliette, pourquoi es-tu Juliette ? », et pourquoi dans ma vie, il n’y avait que des Juliettes ? Pourquoi Juliette ? Pourquoi cette femme et ces femmes ? Les questions qui se posent et qu’on me pose me fatiguent et m’accablent et m’harassent… Je pose mon verre de vin sur la table et je marche doucement vers mon lit, avec la fainéantise de cette matière charnelle qui avance sur le rythme monotone du temps et des années.

Et je rêve ; je rêve d’elle étalant son corps le long de mon enveloppe charnelle, et je rêve d’elle dansant sur le rythme de ma folie extravagante et enflammant mes connaissances, mes désirs et mes pensées. Et « Eve, pourquoi est-elle Eve ? » : simplement parce qu’elle est l’essence des plus beaux rêves, Eve ! Je l’aime Eve !

J’allume une cigarette, et je regarde cette fumée monter vers le haut et je me dis que parfois on tient la chose mais certes une part de cette chose nous échappe ; parfois on tient la personne, mais sûrement une part de cette personne nous échappe. On croit tout connaître et on croit tout savoir et à la fin, on fait une pause, on réfléchit aux questions qui se posent, et on aperçoit qu’on ne peut jamais tout saisir et tout connaître.

Dans mon ignorance que j’admets avec fierté, je commence à discerner le vrai personnage que je suis : une illettrée, inculte, stupide, simple dans sa complexité, inintelligente, idiote… Je vois mon image si claire et si éclatante : moi, qui n’a jamais été capable de composer une phrase, moi, qui n’a été jamais capable de comprendre une situation, moi, qui n’a jamais été capable d’achever un ouvrage ou de lire une simple phrase : Sujet, verbe, complément… Moi, qui a cherché ce complément depuis longtemps, cet autre partie de moi, cette femme : illettrée, inculte, stupide, simple dans sa complexité, inintelligente, idiote… comme moi…

C’est si beau de transcrire ses idées ; on commence par un mot et on se retrouve à la fin avec toute une histoire ; et les histoires ; elles sont un lourd fardeau qui me brise le dos. De la tragédie, du drame, de la comédie, de la parodie, dans ma vie on retrouve tout, et je me demande parfois le nom de l’auteur de ce récit. Qui est ce talentueux Shakespeare ? Shakespeare, pourquoi es-tu Shakespeare ? Moi, pourquoi suis-je moi ?

Le souvenir fugace m’envahit et m’emporte vers un temps passé mais aussi composé, et décomposé ; et je me rappelle d’une petite créature qui rêvait de grandir, de devenir quelqu’un, de devenir une personne ; je me rappelle d’elle, de ses mains tachées d’encre, de son visage souriant, de sa petite tête, de son regard perçant. Elle me regarde dans un souvenir; elle me fixe, puis elle tombe d’un nuage et expire.

Dans l’interdit, j’ai appris à vivre, mais dans la luminescence et l’éclat, je veux survivre ; je veux aimer et être aimée, et cesser d’apercevoir mon amour pour elle comme un péché. Je veux prendre ma femme dans mes bras et flotter avec tous les drapeaux rouge et blanc de cette Tunisie, dans toutes les rues, dans tout les coins, dans tous les lieux, et partout, et urbi et orbi, partout… Je veux l’embrasser comme le soleil embrasse ce territoire chaque matin ; je veux l’embrasser dans la lumière, et l’aimer dans l’éclat et la chérir dans la clarté.

La fatigue m’envahit encore une fois ; je pose mon stylo ; et je me repose…

-Faithinlove-

lundi 22 décembre 2008

He Has Faith in Love, so Do I…


Sometimes I feel mad about translation; words and meanings may make us fall in the trap of blunder, or in the trap of an endless game, sweet game of languages. Aziz stands for “Treasured”; Iman stands for “Faith”, and believe it or not, our faith in love is treasured, our belief is precious; Gays or straights, we should keep our faith in the noblest feeling ever, and we should wish the better, wish love to everyone on earth: straight or gay.

In languages I speak, and from one tongue to another I travel, and attempt to recover a voice they have stolen; I attempt to say that I am here, somewhere in this country, somewhere in this world. They have always concealed my existence; they say that I am falsehood; they made out of me, out of us a myth, a fair story, but I am no nymph and no mermaid: I am human as much as they are; we are humans as much as they are, and we do exist, we do subsist. I touch myself, and feel the warmness of my flesh, I am alive and I do exist. I feel the blood running in my veins, and sense the throbs of my heart; I breathe, I think and I write and I recover my voice and I shout: Homosexuality does exist; we do exist, and we do dream of better days, and we do believe in love, and we do hope for discrimination and hatred to stop forever.

Our faith is treasured and dear and they can persecute us with laws and religions, with norms and teachings, yet they can never steal the faith we keep inside; they can never cut short or kill feelings. Love exists; love survives the ills and oppression; love is righteous, an everlasting flame that lives to tell the tale: our tale, the tale of those who are as human as others are, yet different; their love is different, and in difference, cultures thrive. I dream of an homosexuality that blurs borders, that fears no laws and no norms, that goes beyond the sexual to reach the cultural; I dream of an enlightening homosexuality that shows our imperfections and inspires our qualities. I dream of a homosexuality that fears no fear; that speaks the unspoken, that tells the untold, that writes to criticize, that writes to dig deeper and deeper in the wounds of Tunisia.

Tunisia, my home and my refuge; and in my home and my refuge, they silence me, and push me brutally towards obscurity. Love is light and in our light, we will write and speak, and say it loud in a thunderous voice: We do exist in Tunisia; we do exist in this land, our land: We are no foreigners, and we are tired of living like the exiled in our home; we have a lot to give; we gave a lot; and we have some rights to take. We are no criminals and no fugitives and we have the right to come to light, and we have the right to love: Love is no crime.

Homosexuality, a culture that has a lot to tell; we have a history; we have a past; we have an identity among the many identities; and we need to raise a voice. For those who are discovering this world of ours, their world, for those youngsters who are searching an answer and a guide; for those young homosexuals whom I meet constantly, for those youth who live with question marks and fall in the many traps of our society, we need to speak and ask questions, and attempt to answer. For those and for us, truth needs to come bare for I want to be no myth, no taboo, for I want my community to overcome oppression and discrimination, and have faith in love and have the right to love: Love is no crime.


D’une langue à une autre langue, je retrouve ma langue


Merci mon cher ami; c’est grâce à tes blogs que j’ai retrouvé une voix qu’on m’a volé ; merci pour ton encouragement et tout ce que tu fais pour cette communauté qui se perd dans le labyrinthe des clichés, dans la confusion instaurée par une société qui nie notre existence : Ce n’est pas en cachant la vérité qu’on gagne un combat car la vérité triomphe toujours ; laissons la triompher joliment, et parlons de l’homosexualité. En Tunisie, notre communauté est presque imaginaire : il n’y a aucun lien, aucune solidarité, aucune conscience de notre identité. Et chaque jour, on entend des mensonges et chaque jour on voit des désastres : Un homo perdu qui absorbe les jugements et les clichés d’une société qui ne le reconnaît pas ; un homo qui adopte ces clichés et ces errements, simplement parce que personne n’en parle, parce que personne n’essaye de poser les questions, et de rechercher les réponses.

On se perd et on s’égare, et tellement on se sent rejeté, on accepte tout ce que les autres racontent et on se tolère l’erreur et on se permet le moral et l’immoral. Les homosexuels dont je parle ne sont pas simplement des homosexuels ; ils sont des Tunisiens autant que leurs concitoyens et ils ont droit à leur liberté dans un pays conçu pour être libre, ouvert, et tolérant. Notre chemin est long ; un seul pas stimule un autre pas ; une seule voix incite une autre voix ; et petit à petit, pas à pas, on fera le chemin et on arrivera.

Mon homosexualité parle ; elle n’a pas peur de la peur ; elle traverse les barrières et les frontières ; elle fait l’amour avec l’interdit et le tabou ; elle adore critiquer et être critiquée ; elle ne connaît pas de limites et elle ne s’arrête jamais. Mon homosexualité est une culture, une histoire, une voyeuse qui chasse et traque tout ce qu’elle voit autour, dans les petites ruelles de Tunis, dans les petits coins obscures de la ville ; elle se balade et elle rapporte tout ce qu’elle voit et tout ce qu’elle entend. Mon homosexualité est amoureuse de la vérité, et la vérité peut sembler moche et peut sembler belle, mais la vérité reste toujours une vérité. Mon homosexualité me critique, nous critique, et se critique ; mon homosexualité semble grossière parfois parce qu’elle a toujours vécu dans l’obscénité et la grossièreté de sa société Tunisienne. Mon homosexualité est parfois romantique, et très noble parce qu’elle croit en amour, et se bat pour la tolérance et la liberté. Mon homosexualité n’a jamais été « simplement sexuelle » ; elle m’envahit et me hante : une vie, une culture, une différence et la différence fait la richesse.

Merci Aziz http://gb3t.wordpress.com/.

-Faithinlove-

Fille hétéros avec expérience lesbienne !


La nouvelle fashion

Ce sujet me soule énormément, en étant une lesbienne fière de l’être et en harmonie avec ma nature et mon identité sexuelle. Chaque fois qu’on me parle de filles hétéros qui essayent d’infiltrer mon monde et notre monde lesbien, c’est la rage et la colère qui m’envahissent parce que à 27 ans je sais très bien de quoi il s’agit dans ce cas. Personnellement, j’ai vécu une expérience de quelques mois avec une hétérosexuelle, fille de la Marsa, un peu coquine, trop allumeuse, mais hétéro. Et d’après mes expériences personnelles, et les expériences d’autres lesbiennes amies, je peux vous dire et vous garantir qu’une relation avec une hétérosexuelle n’a rien d’honnête, de sincère et par conséquent, elle ne dure jamais.

Je vous donne deux exemples :

C’est le cas d’une certaine (N) lesbienne qui tombe amoureuse de son amie (M) hétéro pendant les années de lycée… (N) reste avec (M) quatre années consécutives si ce n’est pas plus. Notre chère (N) qui est lesbienne considère sa copine comme sa famille, son monde, son amour et sa partenaire.. Mais (M) prend cela comme juste une aventure ; elle pense à la société et à bâtir une famille (la mentalité fille hétéro) et après 4 années ou plus (M) décide de quitter (N) pour se mettre avec un garçon qui est un des meilleurs amis de (N)… Mais, sachant que (N) est une lesbienne qui l’aime encore, (M) essaye de toujours garder contacte et de profiter de cette amour, voire de quelques faveurs matérielles et sentimentales (certains me diront que (M) est devenue une bisexuelle, moi je dirai que non : parce que (M) ne voit et ne veut vivre que le modèle hétéro. –une histoire vraie-

Une autre histoire : (I) qui est lesbienne reste connectée la nuit du 30 Décembre 2007; elle venait de rompre avec sa copine et elle buvait, elle faisait que boire et regarder sa liste de contacts… et hop une adresse s’affiche, une adresse qu’elle connaît pas, et là, ivre, elle décide d’ajouter le contact mystérieux pour savoir qui se cache derrière, et Surprise, surprise, c’est une fille. (I) dévoile alors son identité sexuelle parce qu’elle voulais être honnête et (M) la fille du msn accepte la chose et insiste de garder contacte… le 31 Décembre (I) la lesbienne envoi un message de vœux à la liste de ses contactes, le numéro de (M) la fille hétéro du msn en fait partie… A minuit (M), l’hétéro, appelle et reste avec (I) la lesbienne jusqu’à 4h du matin… Un cadeau du nouvel an ou une damnation ? Le contacte téléphonique persiste ; la relation se développe ; un amour fou ; et à la fin, et sans prévenir (M) l’hétéro appelle (I) la lesbienne pour lui dire que « l’amour ne suffit pas » et que « tout les homos sont des malades ». –une histoire vraie-

Je peux vous raconter d’autres histoires, qui sont en vérité que drames pour nous les lesbiennes, des tragédies, mais bref !… Pourquoi une hétéro cherche-t-elle à se mettre avec une lesbienne ? Est-ce une nouvelle mode ? Est que les hommes hétéros ne jouent-il pas leur rôle (de male) comme il faut ?

Je vais essayer de répondre à ces questions :

Au sein de notre société Tunisienne, la majorité de garçons hétéros sont devenus gigolos ; ils sortent avec la fille pour le plaisir, et la quitte dés qu’ils trouvent mieux… Parlant l’autre jour avec un ami hétéro, j’ai pu mieux comprendre la chose.. Cet ami disait : « si je peux sortir avec une fille chaque jour, faire l’amour sans m’engager, et profiter de sexe et d’affection quand je veux, je ne vois pas pourquoi je dois me limiter à une seule fille : enfin, elles sont toutes pareilles ! »… Ainsi, frustrée la fille hétéro, se sentant seule et délaissée, et désirant un semblant d’amour, elle commence à chercher autre chose… Les lesbiennes sont partout sur Internet : à vous de visiter le site : http://www.tachatche.com/ et vous verrez : normal, dans un pays où il n’y a pas de lieu de rencontre, où on se sent persécutées, Internet devient le seul moyen de retrouver son âme sœur.

Et oui, une lesbienne est capable de donner un amour énorme et sincère à sa partenaire qui va au-delà de la logique et la norme : un amour extraordinaire, après tout, une lesbienne est extraordinaire, différente et singulière.

Une autre raison peut être, - et là j’insiste que tout ce que je rapporte, je l’ai entendu où vécu à une certaine période de ma vie- Il y a le truc fashion, la nouvelle mode qui attire les filles hétéros : cette fashion est apparu avec les séries lesbiennes (L-Word) par exemple, les chansons à connotation lesbienne (I Kissed a Girl : le grand Hit qui passe à la radio en Tunisie), le truc machin cool très fashion des amies qui s’embrassent : le fameux Smack friendly et etc et etc… Donc, pour certaines hétéros : C’est bien de découvrir le monde de ces lesbiennes pour être à la page : c’est cool, c’est fun, c’est branché !!!

Une autre raison serait (je dirai) : « la lesbienne mythe ». On sait tous que les lesbiennes Tunisiennes sont très discrètes dans une société bourrée de clichés, de discriminations et de préjugés. On sait aussi que cette société Tunisienne n’a jamais voulu reconnaître l’existence de ce qui existe, voire l’existence de ces lesbiennes… A force de cacher la chose et à force de la dissimuler, à force d’éviter le débat, et de considérer l’homosexualité comme taboue et interdite, la lesbienne devient un mythe… je me rappelle une fois de la question d’une fille hétéro (24ans) qui m’a dit : « est ce que vous existez vraiment ?», et ma réponse était : « Et oui les dinosaures existent vraiment ! » Par nature, l’être humain cherche à découvrir le caché, le mystérieux, à goutter à l’interdit, et à vivre l’obscure ; et là c’est la curiosité qui pousse certaines hétéros à chercher des lesbiennes et à explorer ce monde mythique.

Il y a aussi la sexualité : et là j’approuve parce que c’est vrai que nous sommes plus performantes au lit. Une lesbienne qui est une femme, avec un corps de femme, qu’elle connaît si bien depuis qu’elle est venue au monde est plus capable qu’un homme de satisfaire sa partenaire et de la faire jouir (pas seulement au niveau de l’organe sexuel mais au niveau du corps entier) ; et là pour être juste : la femme fontaine n’est pas un mystère pour nous ! Certaines femmes hétéros savent cela, et veulent goutter à ce plaisir fou et démesuré ; elles savent très bien qu’une lesbienne sait où toucher et comment et quand ; elle savent aussi qu’une lesbienne adore les câlins et les attouchements et aime chauffer sa partenaire avant de passer à autre chose.

Pour toutes ses raisons et autres, certaines filles et femmes hétéros cherchent cette expérience lesbienne et font tout leur possible pour trouver des filles homosexuelles. Mais, comme je l’ai dis au début, et là je vais répéter la même chose : Ces femmes et ses filles hétéros ne font et ne causent que nos drames et tragédies sentimentales ; elles viennent pour un moment de plaisir, si court, si bref, et nous quittent dés qu’elles arrivent à satisfaire leurs besoins. Personnellement, je suis contre les relations lesbienne/hétéro parce que l’éphémère restera toujours éphémère, provisoire, passager et amer…

-Faithinlove-

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L’aigle arc-en-ciel


Depuis l’aube des temps, on parle d’un aigle magique, un aigle qui aime chasser, un aigle qui vit au sommet d’une montagne lointaine, un aigle mythique, voyeur, qui traque ces proies du haut de la montagne couleur de sang, couleur d’amour et couleur de passion, un aigle à mille couleurs, un aigle arc-en-ciel.

Du haut, une lesbienne, du haut elle regarde et elle critique ; certains pensent qu’elle n’existe pas ; certains ne distinguent pas sa vérité quand elle passe ; et parfois elle sent que tout ces gens autour sont rien que d’aveugles passants : Pas tout les oiseaux sont des aigles, pas toutes les lesbiennes sont des filles « garçons manqués », pas toutes celles qui aiment une fille sont des lesbiennes, et pas tout les homosexuels sont obsédés par les histoires de sexe, et pas tout les clichés sont vrais…

Un aigle arc-en-ciel Faithinlove est : une Tunisienne et une lesbienne qui viendra de temps en temps sur cet espace pour vous parler et vous dévoiler un monde caché, secret, obscure que notre société a toujours essayé de dissimuler : une communauté LGBT imaginaire je dirai, une liberté sexuelle exercée dans l’obscurité : une liberté imaginaire aussi…

Faithinlove, la fille que plein d’autres, voire homos ou hétéros, détestent pour la simple raison qu’elle chasse et traque la vérité dans tout les recoins de cette société qui adore mettre du make-up et sortir le visage caché… On a fait tout effort pour me bloquer sur net et on a réussit, mais la personne qui écrit et qui rapporte et qui parle ne restera jamais muette ; je reviens, et je reviendrai toujours tant que le mal est , tant que je suis.

Ils pensent m’avoir voler un lieu, un espace, quelques temps enfuis entre un clavier et mon imagination, entre les lettres et l’esprit. Ce qui habite en moi, ce monde merveilleux avec milles couleurs et milles images, l’une plus belle que l’autre, est éternel. S’ils avaient lu mes derniers mots, ils auraient su que j’implorais la force et la détermination pour quitter un passé, une histoire accablée et amère. Pensant qu’ils me faisaient mal, ils m’ont fais du bien et je leur remercient pour leur balourdise et leur superficialité. Le jardin secret, vierge, et pure, s’ouvrent une nouvelle fois, guéri de tout le mal du temps passé. Et un stylo qui danse sur une feuille, qui compose de la musique sur du papier, personne ne pourra le voler : Poésie et art résident en moi ; poésie et art ne frapperons jamais à leurs portes, sourdes oreilles, aveugles yeux….

Et pour ma communauté imaginaire : imaginaire parce qu’on a rien en commun à part la différence sexuelle, parce qu’on se connaît pas tous, parce qu’on n’est pas unis, parce qu’on adore se cacher, parce qu’on vit avec tout égoïsme envers les autres… Pour ma communauté imaginaire qu’un ami à désigné comme LGBTT (Lesbiennes, Gays, Transsexuels de Tunisie), je dis : Votre mal est votre égoïsme maladif, votre mal c’est votre envie lassante de plaisir dans un monde qui vous rejette et vous manipule pour enfin vous silencer et vous voler la voix… Antérieurement à la sexualité, pensez à l’amour, et avant l’amour pensez à votre fierté d’être différents, d’être rares…

Je suis une lesbienne et je suis fière de l’être et je le dis tout haut et devant tout le monde, et je ne baisse jamais ma voix comme tant d’autres le font, et je ne cherche pas l’obscurité. Il y en a marre de vivre comme une chauve-souris dans les grottes de l’oubli : je suis un agile arc-en-ciel et je reviens plus forte que jamais, plus céleste, plus magnifique pour dire : Bas la discrimination, bas la honte ! Vivent les lesbiennes Tunisiennes !

-Faithinlove-